En tant qu’elles prévoient que le délai de recours contre une obligation de quitter le territoire sans délai est de 48 heures à compter de la notification de cette décision et n’est pas susceptible de prorogation, les dispositions des articles L. 512-1, R. 776-2 et R. 776-5 du CESEDA ne sont pas, par elles-mêmes, même si le transport de l’étranger vers le centre de rétention peut intervenir pendant ce délai, incompatibles avec l’article 13-1 de la directive 2008/115/CE et avec l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne qui prévoient le droit à un recours effectif devant un tribunal.
Arrêt 11BX02847 - 5ème chambre - 3 avril 2012 - M. S==